Tu as envie de découvrir le Népal autrement que depuis les rues animées de Katmandou ? Un trek au Népal te permet de prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré. Pendant plusieurs jours, tu avances entre villages de montagne, forêts de rhododendrons, ponts suspendus et panoramas sur les sommets de l’Annapurna.
Et si tu partais faire un trek au Népal, au cœur de l’Himalaya ?
Au Népal, les possibilités de trek sont nombreuses, et ça va des itinéraires accessibles aux parcours plus engagés. Pour te donner une idée concrète de l’expérience, je te partage ici un exemple de trek au Népal dans la région de l’Annapurna. Au programme, 8 jours de marche, jusqu’à 3 300 mètres d’altitude, des villages de montagne, des forêts de rhododendrons, des panoramas sur les sommets himalayens et une pause dans des sources chaudes. Une immersion entre effort, nature et déconnexion, à découvrir étape par étape.
Et ce que j’aime dans ce type de trek, c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’enchaîner les kilomètres. Tu prends le temps d’observer les paysages, de traverser les villages, de faire des pauses et, lorsque tu le souhaites, de marcher en silence pour vraiment écouter ce qui se passe autour de toi.
Si tu te sens perdu dans l’organisation de ton trek au Népal remplis mon formulaire juste ici.
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Un exemple d’itinéraire jour après jour
J1 – De Pokhara aux premiers villages de montagne
Le trek commence après avoir rejoint la région de Beni, puis un petit village situé à environ 900 mètres d’altitude. De là, tu commences réellement à marcher vers Banskharka, à 1 526 mètres.
Cette première journée reste relativement courte, tu peux compter environ 2 heures de marche pour 650 mètres de dénivelé positif.
C’est une vraie mise en jambes. Le sentier monte rapidement et tu passes progressivement de la vallée vers un environnement plus montagneux. À ce stade, ton corps commence déjà à comprendre que les prochains jours vont être rythmés par les montées.
La nuit à cette altitude te permet aussi de commencer tranquillement, sans passer brutalement de la vallée à une altitude élevée.
J2 – Banskharka jusqu’à Nangi : la montagne commence à se faire sentir
Tu poursuis ta montée jusqu’à Nangi, un village situé à environ 2 300 mètres d’altitude, avec une pause à Danda Kateri autour de 2 000 mètres.
Cette étape représente environ 5 heures de marche et 850 mètres de dénivelé positif.
À ce stade, tu vas probablement commencer à sentir la différence dans l’effort. À 2 300 mètres, l’altitude reste raisonnable, mais les montées demandent plus d’effort. L’idée n’est surtout pas d’aller vite, tu avances à ton rythme, tu bois régulièrement et tu gardes suffisamment d’énergie pour les jours suivants.
Au fur et à mesure que tu avances, tu laisses derrière toi les altitudes plus basses pour arriver dans un environnement de montagne de plus en plus marqué. Tu verras que le relief se redresse, les villages apparaissent comme des étapes accrochées aux pentes et la forêt accompagne une grande partie de la montée. Après plusieurs heures d’effort, tu atteins Danda Kateri, autour de 2 000 mètres, avant de poursuivre vers Nangi. L’arrivée dans ce village Magar perché à 2 300 mètres te donne une première vraie impression de vie en altitude puique tu es désormais au cœur des montagnes, avec encore plusieurs centaines de mètres à gagner dans les jours suivants.
J3 – De Nangi à Mohare Danda : la grande montée
C’est l’une des journées les plus importantes du trek.
Tu montes progressivement à travers une forêt de rhododendrons jusqu’au col de Hampal Bhanjyang, à environ 3 090 mètres, avant de continuer vers Mohare Danda, à 3 300 mètres d’altitude.
Au total, prévois environ 5 heures de marche et 1 050 mètres de dénivelé positif.
C’est ici que le trek prend une autre dimension. À 3 000 mètres, tu peux ressentir plus facilement l’essoufflement, surtout pendant les portions qui montent. Même avec une bonne condition physique, tu peux avoir l’impression que ton rythme habituel ne fonctionne plus. Ce n’est pas forcément un problème puisqu’en altitude ralentir est nécessaire et fait partie du voyage.
L’arrivée à Mohare Danda, à 3 300 mètres d’altitude, marque un vrai changement d’ambiance. La montée à travers la forêt de rhododendrons laisse progressivement place à des paysages plus ouverts, où tu prends de la hauteur et où le froid est bien plus présent. Après plusieurs heures de marche et plus de 1 000 mètres de dénivelé positif depuis Nangi, le souffle est plus court et chaque pas te demande un peu plus d’énergie. Mais une fois sur la crête, l’effort prend tout son sens. Si tu as la chance d’avoir un temps dégagé, tu pourras observer 28 sommets de plus de 6 000 mètres. Face à cette succession de montagnes, le paysage paraît immense. Tu prends alors pleinement conscience de l’altitude, du silence et de la distance parcourue depuis les premiers villages.
J4 – Mohare Danda, Poon Hill et Ghorepani
Après la montée de la veille, cette journée est plus courte avec environ 3 h 30 de marche.
Tu traverses une forêt dense en direction de Poon Hill, avant de rejoindre Ghorepani, situé autour de 2 950 mètres. Le dénivelé est beaucoup plus modéré : environ +50 mètres et -400 mètres.
Et puis arrive Poon Hill, à environ 3 200 mètres d’altitude, avant de redescendre vers Ghorepani. Le sentier traverse une forêt dense qui contraste avec les espaces plus ouverts que tu as pu observer sur les hauteurs. Lorsque le ciel est dégagé, les arbres laissent apparaître les grands reliefs de l’Himalaya, avec notamment les massifs du Dhaulagiri et de l’Annapurna que tu peux voir au loin. À cette altitude, les températures sont nettement plus fraîches, surtout le matin et en fin de journée, et la fatigue des jours précédents commence à se faire sentir dans les jambes. Pourtant, chaque ouverture dans la forêt offre une nouvelle perspective sur les montagnes. Tu avances entre les troncs, les marches et les reliefs escarpés, avec cette sensation particulière de marcher dans un paysage beaucoup plus grand que soi.
J5 – De Ghorepani à Chuile : forêts, ruisseaux et grands sommets
Tu repars de Ghorepani pour atteindre le petit col de Deurali, à environ 3 090 mètres, avant de redescendre progressivement vers Banthanti puis Chuile.
La journée représente environ 5 heures de marche, avec 300 mètres de dénivelé positif et 700 mètres de dénivelé négatif.
Le sentier traverse encore la forêt. Par endroits, tu longes un ruisseau qui peut former de petites cascades. Après les fortes montées des jours précédents, les descentes changent complètement la sensation dans les jambes puisqu’elles sollicitent davantage les genoux et les cuisses.
J6 – De Chuile à Landruk : une journée intense et les sources chaudes
Cette étape est la plus longue du parcours avec environ 6 heures de marche.
Tu commences par une descente raide avant de traverser la Kimrong Khola sur un pont suspendu. Le sentier continue ensuite à flanc de montagne, traverse plusieurs petits hameaux puis rejoint Jhinu Danda.
L’altitude diminue progressivement, de plus de 2 000 mètres au départ, tu rejoins finalement Landruk autour de 1 700 mètres. Tu peux compter environ 650 mètres de montée pour 1 050 mètres de descente.
Mais cette journée réserve surtout une belle pause : les sources chaudes de Jhinu Danda. Après plusieurs heures de marche, tu peux descendre pendant environ 15 à 20 minutes jusqu’aux bassins aménagés au bord de la rivière.
Quand tu poses ton sac, que tu récupères, et que tu repars avec des jambes un peu moins lourdes, c’est exactement le genre de moment qui fait du bien pendant un trek.
J7 – De Landruk à Australian Camp : dernière vraie journée de montagne
Tu quittes Landruk, à environ 1 700 mètres, pour monter progressivement jusqu’à Deurali, autour de 2 100 mètres, puis rejoindre Pothana et Australian Camp, situé vers 2 050 mètres.
La journée compte environ 5 heures de marche, avec 550 mètres de montée et 150 mètres de descente.
La montée devient un peu plus raide sur la fin avant de redescendre à travers une nouvelle forêt de rhododendrons. Puis tu remontes une dernière fois vers Australian Camp. C’est une étape où tu peux commencer à réaliser que la boucle touche à sa fin.
J8 – Australian Camp, Khande et retour à Pokhara
Dernière descente avant de retrouver Pokhara.
Le sentier entre Australian Camp et Khande comprend environ 300 mètres de dénivelé négatif, principalement sous forme de marches. La descente dure environ 45 minutes à 1 heure, selon ton rythme et surtout selon la façon dont tes genoux ont vécu les journées précédentes.
Une fois arrivée à Khande, tu rejoins Pokhara par la route. Après huit jours de marche, retrouver le confort de la ville va forcément te faire un drôle d’effet. Tu peux alors profiter de Pokhara et de son lac pour récupérer tranquillement avant de poursuivre ton voyage.
Mes conseils pour bien vivre ton trek au Népal
Un trek dans l’Himalaya ne demande pas d’être une grande sportive. En revanche, il vaut mieux arriver préparée. Cet itinéraire est un parcours modéré, en sachant qu’il s’agit d’un trek en haute montagne avec des dénivelés importants. Une bonne condition physique générale, du cardio et surtout de l’endurance sont donc nécessaires.
Prépare ton corps avant de partir
Si tu ne fais jamais de randonnée, ne commence pas directement avec une sortie de 5 ou 6 heures.
Quelques semaines avant ton départ, habitue progressivement ton corps à marcher longtemps. Tu peux commencer par des randonnées de 2 à 3 heures, puis augmenter progressivement la durée. Ajoute du dénivelé dès que possible et surtout entraîne toi avec un sac à dos pour t’habituer à porter entre 5 et 10 kilos sur tes épaules. Pour ce trek, les jambes vont devoir encaisser plusieurs centaines de mètres de montée et de descente chaque jour. Je te conseille aussi de marcher plusieurs jours d’affilé puisque quand tu n’as pas l’habitude c’est pas évident d’enchaîner les jours de marche, entre les douleurs aux pieds, les ampoules, les douleurs aux épaules et aux différentes articulations qui s’accumulent au fil des jours ça peut vite devenir épuisant.
Le cardio compte également. Pour améliorer ton endurance tu peux faire de la marche rapide, du vélo, de la course ou monter des escaliers.
Et surtout, entraîne-toi avec les chaussures que tu utiliseras au Népal. Parce que, crois moi, une ampoule au deuxième jour peut vite devenir beaucoup très douloureuse après plusieurs jours de marche.
Altitude : les risques à connaître avant de partir
L’altitude devient un véritable sujet à partir d’environ 2 500 mètres. Il y a notamment le risque de mal aigu des montagnes (MAM) au-delà de cette altitude. Les symptômes peuvent inclure des maux de tête, des nausées, des troubles du sommeil, saignement de nez et un essoufflement.
Sur cet itinéraire, tu atteins 3 300 mètres à Mohare Danda. Il est donc important de prendre les choses progressivement.
Quelques réflexes simples :
- bois régulièrement tout au long de la journée ;
- évite l’alcool en altitude ;
- avance lentement, surtout dans les montées ;
- écoute ton corps plutôt que de chercher à suivre le rythme des autres ;
- signale rapidement tout symptôme inhabituel à ton guide ;
- ne banalise jamais un état qui s’aggrave.
En cas de symptômes importants ou qui s’aggravent, la consigne est claire : tu dois redescendre immédiatement. Certains médicaments préventifs ou curatifs, peuvent être utilisés dans certaines situations, mais uniquement après avis médical.
Le plus important reste de ne pas considérer l’altitude comme une épreuve à réussir. Si ton corps te demande de ralentir, tu ralentis.
Signale également tous tes problèmes de santé au guide : hypertension, diabète, problèmes cardiaques, épilepsie etc. Ça lui permettra de mieux savoir quoi faire s’il t’arrive quelque chose.
Que mettre dans ton sac ?
Le premier conseil que je te donnerais : ne prends pas trop de choses.
Le trek prévoit des porteurs, mais ton sac confié au portage reste limité à 12 kg maximum. Ton sac à dos personnel peut faire environ 30 litres.
Pour les vêtements, pense surtout au système des couches. Les températures peuvent changer rapidement avec l’altitude.
Prévois notamment :
- des chaussures de randonnée montante ;
- plusieurs paires de chaussettes chaudes ;
- un pantalon de randonnée et un pantalon chaud ;
- des vêtements respirants ;
- une polaire ;
- une veste chaude ou une doudoune ;
- une veste imperméable ou un poncho ;
- des sous-vêtements thermiques ;
- des gants ;
- un bonnet ;
- une écharpe ;
- des lunettes de soleil ;
- un vêtement léger pour les journées plus douces ;
- des chaussures ou sandales pour le soir.
Pour dormir, je te recommande un duvet adapté aux températures pouvant descendre jusqu’à -5 à -15 °C, avec un duvet autour de -10 °C recommandé au-dessus de 3 000 mètres.
Côté pratique, je te conseille de prendre une gourde ou une poche à eau d’au moins 1 à 2 litres, des pastilles ou un système de filtration de l’eau, une lampe frontale avec des piles de rechange, de la crème solaire, un baume à lèvres avec protection solaire et une petite trousse médicale.
Ajoute quelques encas énergétiques : fruits secs, noix, barres ou chocolat. Quand tu marches plusieurs heures par jour, avoir quelque chose de rapide à manger peut vraiment faire la différence.
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Et la météo pendant le trek ?
Pour profiter au mieux de l’Himalaya, la période automnale est particulièrement intéressante. En novembre, le climat est généralement sec, le ciel souvent dégagé et la visibilité sur les montagnes excellente. C’est aussi une période qui reste très appréciée pour le trekking.
Pour te donner des repères concrets :
- Katmandou, entre 1 200 et 1 500 m : environ 8 °C le matin et 22 °C l’après-midi ;
- Pokhara, autour de 800 m : environ 10 °C le matin et 25 °C l’après-midi ;
- au-dessus de 3 000 m : environ -5 °C la nuit et jusqu’à 10 °C en journée, avec de fortes variations selon l’altitude.
Autrement dit, tu peux commencer ta journée avec une veste bien chaude et finir quelques heures plus tard en tee-shirt dans les secteurs les moins élevés. Plus tu montes, plus les nuits deviennent froides. Je te recommande donc un duvet adapté aux températures négatives, tout en sachant que la neige peut apparaître à partir d’environ 4 000 à 5 000 mètres.
Même si ton trek ne monte pas aussi haut, ces écarts expliquent pourquoi il faut prévoir plusieurs couches plutôt qu’une seule grosse veste.
Alors, est-ce que ce trek au Népal est fait pour toi ?
Si tu rêves d’Himalaya mais que tu n’es pas une grande trekkeuse, ne te dis pas automatiquement que ce voyage n’est pas pour toi.
L’itinéraire ne demande pas de technique d’alpinisme puisqu’il n’y a ni escalade, ni passage sur une crête exposée, ni col particulièrement technique. En revanche, tu dois être capable de marcher plusieurs heures et d’enchaîner des dénivelés importants.
Ce que tu vas surtout apprendre pendant ces huit jours, c’est à avancer autrement. Plus lentement. À regarder où tu poses les pieds, à écouter ta respiration, à accepter qu’une montée prenne du temps.
Et puis il y a tout ce qui se passe entre deux étapes : les villages de montagne, les forêts de rhododendrons, les ponts suspendus, les panoramas sur les Annapurnas, les moments de silence et les rencontres.
Le trek devient alors bien plus qu’une randonnée de plusieurs jours. C’est une manière de découvrir le Népal à hauteur de pas.
Et si je créais ton trek au Népal sur mesure ?
Tu as envie de découvrir l’Himalaya, mais tu ne sais pas quel trek choisir, combien de jours prévoir, comment organiser les transports ou quoi faire avant et après la randonnée ?
C’est justement là que j’interviens.
En tant qu’organisatrice de voyages sur mesure, je peux construire un itinéraire adapté à ton rythme, à ton niveau de randonnée et à ce que tu as réellement envie de vivre sur place. Trek dans l’Himalaya, découverte culturelle de Katmandou, quelques jours à Pokhara, temps de récupération ou expériences plus confidentielles : on construit le voyage autour de toi, pas autour d’un circuit standard.
Tu me racontes simplement ce dont tu rêves, et je m’occupe de transformer cette idée en un voyage cohérent, avec les étapes, les transports, les hébergements et les détails pratiques pensés en fonction de ton projet.
Tu veux partir faire un trek au Népal mais tu ne sais pas par où commencer ? Écris-moi et on imagine ensemble ton voyage sur mesure.
Si tu préfères te rendre à l’autre bout du monde, en Amérique Latine, je te laisse lire l’article sur le Salkantay Trek juste ici.


